Résumé public du daf
Daf 138Baba Batra
Le daf ouvre sur le refus d’un cadeau: si le bénéficiaire proteste dès le début, il n’acquiert pas; s’il se tait d’abord puis proteste après réception, il a déjà acquis. La Guemara relie ensuite ce cas à la baraita des esclaves refusés, où le désaccord entre le premier tanna et Rabban Shimon ben Gamliel porte sur un bénéficiaire silencieux lors d’une acquisition faite par autrui, puis protestataire ensuite. Viennent ensuite plusieurs règles sur les dons d’un shekhiv mera: ordre des bénéficiaires quand il dit ou non « après lui », puis effets précis des formules adressées à l’aîné, à l’épouse et au créancier. Sur 138b, la formule « comme il convient pour lui » est expliquée par Rabbi Aqiva, qui donne sens aux mots en trop. Le daf traite encore des témoins écrivant une créance déclarée par un mourant, puis conclut sur les fruits détachés ou attachés dans un don d’un père à son fils.
Les points à retenir
- Un refus immédiat empêche l’acquisition du don; un refus tardif après silence initial ne l’empêche pas forcément.
- Le débat entre le premier tanna et Rabban Shimon ben Gamliel concerne la valeur du silence initial quand l’acquisition est faite par un tiers au profit du bénéficiaire.
- Dans les dons d’un shekhiv mera, la formule « après lui » établit un ordre de priorité entre bénéficiaires face au créancier du donneur.
- La formule « comme il convient pour lui » est lue comme un ajout de droit supplémentaire, selon la logique attribuée à Rabbi Aqiva.