Résumé public du daf
Daf 137Baba Batra
Le daf examine le cas d’un don formulé : « mes biens sont à toi, et après toi à untel ». Deux baraitot semblent inverser les positions de Rabbi Yehuda HaNasi et de Rabban Shimon ben Gamliel ; la Guemara distingue alors entre le corps du bien et ses fruits, puis entre la règle le-khatḥila et le statut be-diavad. Abaye condamne celui qui conseille au premier bénéficiaire de vendre. Rabbi Yoḥanan retient l’avis de Rabban Shimon ben Gamliel, tout en limitant le cas d’un don de shekhiv mera. Le daf applique ensuite ces principes à l’etrog de Soukkot, au partage entre frères, et au cadeau « al מנת להחזיר ». Un récit sur un palmier montre qu’un retour au donateur n’est pas identique à un transfert vers un tiers. Enfin, on aborde un bœuf consacré puis restitué, et s’ouvre une nouvelle discussion sur l’acceptation d’un shtar matana.
Les points à retenir
- Dans « aḥarekha », la Guemara résout les contradictions en distinguant entre propriété du bien lui-même, droit sur les fruits, et différence entre le-khatḥila et be-diavad.
- Même lorsque Rabbi Yoḥanan énonce la halakha comme Rabban Shimon ben Gamliel, certaines limites subsistent : un don de shekhiv mera du premier bénéficiaire ne prévaut pas sur le second désigné.
- Pour l’etrog, la conclusion est que tous reconnaissent que le premier bénéficiaire peut accomplir la mitsva avec ; la dispute porte surtout sur une vente ou une consommation ultérieure.
- Le récit du palmier et le cas du bœuf consacré montrent l’importance décisive de la formulation précise de la condition : « rends-le » n’est pas toujours identique à « rends-le-moi ».