Résumé public du daf
Daf 160Baba Batra
La mishna distingue deux formes d’actes: le shtar pashout, où les témoins signent sur la face écrite, et le shtar mekoushar, plié et noué, où ils signent au dos. Si les signatures sont placées au mauvais endroit, l’acte est invalide, sauf selon Rabbi Ḥanina ben Gamliel pour un mekoushar signé à l’intérieur, car on peut le dénouer et en faire un acte ordinaire. La mishna fixe aussi le nombre minimal de témoins: deux pour un acte ordinaire, trois pour un acte noué. La guemara cherche des appuis dans des versets, puis conclut que l’institution du document noué est rabbinique et que les versets n’en sont qu’un soutien. Elle explique cette takana par le cas de kohanim impulsifs en matière de divorce. Enfin, elle discute l’emplacement des signatures et les précautions contre la falsification, notamment la formule finale: « tout est confirmé et établi ».
Les points à retenir
- La mishna oppose deux formats d’actes avec deux règles centrales: emplacement des signatures et nombre minimal de témoins.
- Rabbi Ḥanina ben Gamliel valide un mekoushar signé à l’intérieur, car il peut être transformé en shtar pashout; Rabban Shimon ben Gamliel renvoie à l’usage local.
- Les versets cités ne sont finalement pas retenus comme sources strictes: le shtar mekoushar est présenté comme une institution rabbinique appuyée par des asmachtot.
- La raison de cette institution est de ralentir une décision impulsive de divorce, puis la guemara étend ce format à d’autres actes et discute ses protections contre la fraude.