Résumé public du daf
Daf 168Baba Batra
Le daf s’ouvre sur la possibilité exceptionnelle pour Rav Yirmeya bar Abba de revenir sur une identification féminine : un talmid hakham n’est pas censé scruter les femmes, par tsniout, sauf s’il affirme clairement les reconnaître. Puis la Guemara explique, document par document, qui paie le sofer et pourquoi la michna le précise même quand le bénéficiaire semble évident. Elle examine ensuite les shtarei beirurin et le débat avec Rabban Shimon ben Gamliel sur un ou deux actes distincts. La seconde moitié traite de l’asmakhta à propos d’une dette partiellement remboursée, puis du remplacement d’un shtar effacé, des signes d’une déchirure judiciaire, du refus d’écrire des doubles actes de propriété, et enfin de la différence entre reconstituer un acte de vente et un billet de dette perdu.
Les points à retenir
- Un témoignage ne se révise pas en principe, mais l’identification d’une femme par un talmid hakham fait exception tant qu’il n’a pas affirmé avec certitude la reconnaître.
- La michna détaille qui paie le sofer pour plusieurs actes, afin de montrer que la règle vaut même lorsque l’autre partie tire aussi un avantage de l’opération.
- Le débat entre Rabbi Yosei et Rabbi Yehouda sur le billet déposé chez un tiers porte sur l’asmakhta : engagement accepté en prévision d’un cas qu’on pense ne pas voir se produire.
- Un shtar effacé peut être remplacé par un acte de ratification précis, tandis qu’un duplicata d’acte de propriété est refusé par crainte d’un double recouvrement.