Résumé public du daf
Daf 167Baba Batra
Le daf s’ouvre par une règle d’interprétation d’un montant ambigu dans un document : on retient la lecture la plus faible, selon le principe que le détenteur du titre est désavantagé. La guemara enchaîne avec plusieurs mises en garde d’Abaye contre la fraude documentaire : ne pas placer sa signature au bas d’un feuillet, éviter d’écrire certains nombres en fin de ligne, et repérer les ajouts par l’espacement anormal des lettres. Plusieurs affaires montrent comment des falsifications furent décelées et avouées. La michna traite ensuite des actes que le sofer peut rédiger selon qu’une ou deux parties sont présentes, ainsi que de la prise en charge de ses honoraires. Sur 167b, la guemara précise ce que signifie « reconnaître » les parties, examine le risque d’homonymie, le cas de deux Yosef ben Shimon, la règle des trente jours pour établir un nom, puis un épisode de reçu de ketouba avec Rav Yirmeya bar Abba.
Les points à retenir
- En cas de somme incertaine dans un shtar, on suit la lecture la moins favorable au porteur du document.
- Abaye formule des règles très concrètes contre la falsification : emplacement de la signature, nombres en fin de ligne, attention à l’espacement des lettres.
- La michna distingue quels actes peuvent être écrits à la demande d’une seule partie et lesquels exigent l’accord des deux parties.
- La reconnaissance des noms par le sofer ne suffit pas toujours : la guemara traite aussi des homonymes, d’une identité nouvellement établie et de la fiabilité de cette identification.