Résumé public du daf
Daf 166Baba Batra
Le daf poursuit l’étude des formules ambiguës dans les actes de dette. La Guemara écarte d’abord l’idée que des mentions d’or puissent viser des perutot, car on ne frappe pas de perutot d’or. Elle discute ensuite les expressions « argent en dinarei » et « or en dinarin » : Abaye rappelle le principe de lecture restrictive, selon lequel le détenteur de l’acte est désavantagé. Rav Achi résout une difficulté en distinguant deux pluriels, dinarei et dinarin, différence appuyée par la michna de Keritot et l’épisode où Rabban Chimon ben Gamliel fit baisser à Jérusalem le prix des qinim. La seconde moitié du daf traite des divergences entre le haut et le bas d’un document : on suit le texte inférieur, le supérieur ne servant qu’à réparer une seule lettre manquante. Rav Pappa examine enfin des lettres altérées, puis Abaye exclut que « six cents et un dinar » désigne des perutot.
Les points à retenir
- Quand un acte est ambigu, on l’interprète de la manière la moins avantageuse pour son détenteur : c’est le principe de yad baʿal ha-shtar al ha-taḥtona.
- Rav Achi distingue dinarei et dinarin : le premier renvoie ici aux dinars d’or, le second aux dinars d’argent, comme le montre la preuve tirée de Keritot.
- En cas de contradiction entre le haut et le bas d’un document, on suit le texte inférieur ; le texte supérieur ne peut corriger qu’une seule lettre manquante.
- Une lettre changée n’est pas traitée comme une lettre manquante, et dans le cas de « six cents et un dinar », Abaye écarte d’emblée l’hypothèse de perutot.