Résumé public du daf
Daf 6Baba Batra
Le daf poursuit l’examen de la crédibilité d’un débiteur qui affirme avoir payé, en testant plusieurs preuves tirées de la michna et d’une michna de Shevouot. Chaque tentative est repoussée : soit parce que l’échéance est considérée à chaque rangée du mur, soit parce que le voisin récalcitrant pouvait penser qu’il ne serait jamais obligé de payer, soit parce que nier la dette revient à nier l’emprunt lui-même. Le texte précise ensuite quand la construction d’un second mur oblige à participer à toute la dépense, selon Rav Houna et Rav Naḥman. Il traite encore de ḥazaka d’usage sur le mur d’autrui, pour des poutres ou l’écoulement d’eau. Sur 6b, il aborde l’usage des dépendances par un locataire, l’acquisition d’un droit d’appui, puis les cloisons entre toits et entre cours à niveaux différents, avant un cas d’immeuble à deux étages qui s’affaisse.
Les points à retenir
- Les preuves en faveur ou contre l’argument de "ma li leshaker" sont rejetées selon les circonstances précises du paiement et de l’obligation.
- Si un voisin montre par sa construction qu’il veut utiliser le mur surélevé, il doit participer au coût, mais l’étendue de ce paiement fait l’objet d’une mahloket entre Rav Houna et Rav Naḥman.
- Une ḥazaka d’usage peut porter sur des poutres, un tuyau d’évacuation ou un appui sur un mur, mais son périmètre dépend du type d’usage déjà toléré.
- Entre voisins, les cloisons ne répondent pas toutes au même besoin : éviter le hezek re’iyya, marquer une limite contre le soupçon de vol, ou empêcher le passage d’animaux.