Résumé public du daf
Daf 5Baba Batra
Le daf s’ouvre sur le conflit entre Ravina et Ronya, dont le champ est encerclé par ceux de Ravina. Ravina réclame d’abord la moitié du coût réel des cloisons, puis une estimation minimale, puis au moins le salaire d’un gardien; Rava somme Ronya d’apaiser Ravina à ce niveau, faute de quoi il serait jugé plus sévèrement. Un second épisode traite du droit de préemption du voisin: Ravina ne peut évincer Ronya, car celui-ci est lui aussi riverain de la parcelle achetée. La michna distingue ensuite la reconstruction obligatoire d’un mur de cour jusqu’à quatre amot, présumée déjà payée, et le surhaussement au-delà, où l’usage manifeste entraîne l’obligation de contribuer. La Guemara débat enfin de la crédibilité d’un débiteur qui dit avoir payé avant échéance, examine deux preuves tirées de la michna, puis retient l’avis de Reish Lakish.
Les points à retenir
- Dans l’affaire Ravina-Ronya, le bénéfice tiré d’une protection peut fonder au moins une demande correspondant au salaire d’un gardien.
- En matière de bar metzra, un voisin plus petit n’est pas écarté s’il est lui aussi limitrophe de la parcelle vendue.
- La michna oppose deux présomptions: pour le mur reconstruit jusqu’à quatre amot, on présume que le voisin a payé; au-delà, s’il manifeste son usage, on présume au contraire qu’il n’a pas payé sans preuve.
- La Guemara discute si l’on croit quelqu’un qui affirme avoir payé avant l’échéance; elle teste les deux avis sur la michna et conclut ici comme Reish Lakish.