Résumé public du daf
Daf 72Baba Batra
Le daf examine d’abord selon qui lire une baraïta sur celui qui consacre trois arbres : si leur implantation est « normale », le terrain intermédiaire est aussi consacré; sinon, non. La Guemara montre que cette baraïta ne peut suivre ni Rabbi Aqiva, pour qui l’on aliène généreusement, ni les ‘Hakhamim de la michna, qui distinguent vente et hekdesh. Elle la rattache donc à Rabbi Chimon, compris ici comme disant que, de même qu’on vend parcimonieusement, on consacre aussi parcimonieusement. Sur 72b, une difficulté surgit de son propos sur le charoubier greffé et le tronc de sycomore; la réponse est qu’il parlait aux ‘Hakhamim selon leur logique. Le daf discute ensuite si Rabbi Chimon suit le moment de la pédiyah, à partir du cas d’un champ acheté au père puis devenu héritage. Enfin, Rav Houna attribue au charoubier greffé, au sycomore et à une grosse gerbe un double statut.
Les points à retenir
- La baraïta des trois arbres dépend du rapport entre arbres et surface, et du fait qu’ils aient été consacrés ensemble ou séparément.
- La Guemara comprend finalement Rabbi Chimon comme tenant, pour lui-même, qu’on consacre avec retenue, comme on vend avec retenue.
- Le cas du champ acheté au père puis consacré avant ou après son décès sert à discuter si l’on suit le moment de la consécration ou celui de la rédemption.
- Rav Houna formule deux règles de « double statut » : le charoubier greffé et le sycomore sont à la fois arbre et terrain; une gerbe de deux séa est à la fois gerbe et tas.