Résumé public du daf
Daf 86Baba Batra
Le daf commence par une vente de marchandises déchargées chez l’acheteur : si le prix est fixé avant la mesure, ni vendeur ni acheteur ne peuvent se rétracter ; si la mesure précède la fixation du prix, chacun le peut. De là, la Guemara examine si les kelim de l’acheteur dans le domaine du vendeur acquièrent, mais les preuves proposées sont repoussées ou limitées, notamment au cas où le vendeur dit : « va acquérir ». La sugyah passe ensuite aux modes de kinyan des biens meubles : meshikha ou hagbaha. Une règle attribuée à Rav Ḥisda/Rav Kahana/Rava distingue les objets qu’on soulève habituellement de ceux qu’on tire. Plusieurs objections sont discutées : la bourse volée pendant Shabbat, des marchandises chez le vendeur, les fruits, le lin et les petits animaux. Enfin, Rav et Shmuel distinguent une vente d’un kor global d’une vente détaillée séa par séa.
Les points à retenir
- Dans une vente déjà déchargée chez l’acheteur, la fixation du prix manifeste la décision du vendeur ; sans prix fixé, le kinyan ne se stabilise pas encore.
- Le daf ne tranche pas de preuve générale que les kelim de l’acheteur dans le domaine du vendeur acquièrent d’eux-mêmes ; certaines sources sont restreintes à des cas particuliers.
- Pour les metaltelin, la Guemara explore une distinction entre objets normalement acquis par hagbaha et objets qu’on acquiert par meshikha, puis teste cette distinction sur plusieurs cas concrets.
- Dans une vente « un kor pour trente sela », tout dépend de la formulation : vente globale jusqu’au remplissage complet, ou acquisition progressive quand chaque séa est vendue séparément.