Résumé public du daf
Daf 85Baba Batra
Le daf examine si les récipients d’une personne acquièrent pour elle ce qu’on y dépose. Rav et Shmuel excluent le reshout harabim, tandis que Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish paraissent l’admettre; Rav Pappa concilie: eux parlent du mavoy, appelé ici « public » seulement parce qu’il n’est pas un domaine privé. Un enseignement sur les ventes mesurées, selon le propriétaire du récipient et selon le domaine, semble contester cette lecture. La Guemara répond en 85b que la « cour n’appartenant à aucun des deux » peut désigner une cour commune, comparable au mavoy. Puis elle ouvre un autre doute: les récipients de l’acheteur acquièrent-ils chez le vendeur? Une preuve tirée du guet mis dans le panier d’une femme est écartée à cause de nombreuses restrictions. Une autre baraita ne tranche pas non plus. Le passage s’achève sur un nouveau cas: tant que la marchandise n’a pas été déchargée, chacun peut encore se rétracter.
Les points à retenir
- Rav Pappa distingue entre le véritable reshout harabim, où le keli n’acquiert pas, et le mavoy, où il peut acquérir.
- La baraita sur la mesure de la marchandise fait dépendre le moment du kinyan du propriétaire du récipient et du domaine où se fait la vente.
- La preuve tirée de Gittin est rejetée, car le cas du panier de la femme dépend de qualifications particulières et ne fournit pas un principe simple pour la vente.
- La question des récipients de l’acheteur dans le domaine du vendeur reste ouverte dans ce passage; la dernière baraita montre seulement qu’avant déchargement la vente n’est pas finalisée.