Résumé public du daf
Daf 84Baba Batra
Le daf ouvre sur l’ona’a : quand l’écart de prix ou la qualité réelle lèse une partie, seule la partie lésée peut se rétracter. Rav Ḥisda précise ainsi qu’un vendeur sous-payé peut annuler, mais pas l’acheteur, et la michna sur le blé annoncé bon puis trouvé mauvais, ou l’inverse, confirme cette asymétrie malgré la tendance habituelle des vendeurs à vanter leur marchandise. La Guemara passe ensuite au blé sheḥamtit et déduit, par contraste avec le blé blanc, que le soleil est rouge ; elle nuance cette preuve à partir du verset sur la tsara’at et rapporte les images du Gan Eden et du Guéhinam. Sur vin et vinaigre, elle distingue entre terouma, où ils peuvent compter ensemble, et vente, où leurs usages les séparent. Enfin commence l’étude des kinyanim des biens meubles : mesure, meshikha, récipient de l’acheteur, simta et location de l’emplacement.
Les points à retenir
- En cas d’ona’a ou de qualité non conforme, le droit de rétractation revient à la partie lésée, non à l’autre partie.
- Le débat sur sheḥamtit devient une enquête sur la couleur du soleil et sur la portée exacte d’une comparaison biblique.
- Vin et vinaigre peuvent être considérés comme un seul type pour la terouma, tout en restant deux types distincts pour la vente.
- L’acquisition des produits dépend du geste effectué et du lieu : meshikha, récipient de l’acheteur, simta et location de la place ne produisent pas les mêmes effets.