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Résumé public du daf

Daf 92Baba Batra

La michna traite d’une vente de denrées ou de semences : si l’acheteur les sème et qu’elles ne poussent pas, le vendeur n’est pas responsable tant que l’usage de semer n’a pas été précisé. Rabban Shimon ben Gamliel distingue les graines de jardin, achetées uniquement pour être semées. La guemara transpose cette logique au cas d’un taureau encorneur vendu sans précision : pour Rav, c’est un makkaḥ ta'ut, car la majorité des taureaux sont achetés pour le labour ; pour Shmuel, en matière d’argent on ne suit pas le rov, et le vendeur peut dire qu’il l’a vendu pour l’abattage. Sont alors examinés le profil habituel de l’acheteur, le prix payé et la question concrète de l’effort de revente. Sur 92b, la suguia relie explicitement la mahloket au statut du rov en matière monétaire, discute une objection tirée de la ketouba d’une mariée se disant vierge, puis ouvre une nouvelle preuve à partir de la vente d’un esclave aux défauts graves.

Makkaḥ ta'ut et défaut cachéRov en matière monétaireIntention de l’acheteur et usage présuméForce et limites des indices de preuve

Les points à retenir

  • Sans précision de l’acheteur sur la destination des graines, l’échec de la pousse ne suffit pas à rendre le vendeur responsable ; Rabban Shimon ben Gamliel fait exception pour les graines de jardin.
  • Dans le cas du taureau encorneur, Rav voit un makkaḥ ta'ut tandis que Shmuel maintient la vente possible en la réinterprétant comme achat pour la sheḥita.
  • Quand l’acheteur achète parfois pour labourer et parfois pour abattre, et que le prix n’éclaire plus l’intention, la différence pratique devient : qui supporte la tirḥa de revendre l’animal.
  • La discussion devient un principe : Rav suit le rov même ici, alors que Shmuel refuse d’appliquer le rov aux litiges monétaires ; l’objection tirée de la ketouba est repoussée par l’idée de publicité attachée au mariage d’une vierge.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.