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Résumé public du daf

Daf 93Baba Batra

Le daf poursuit la discussion entre Rav et Shmuel sur la question suivante : suit-on le rov en matière d’argent ? Plusieurs preuves sont proposées puis repoussées : le cas de l’esclave n’établit rien, car on peut dire que « tous » les esclaves sont ainsi; le cas de la vache encornée et de son fœtus relève d’un safek monétaire partagé. La Guemara compare ensuite ce débat à une baraita sur le bœuf trouvé près d’un mort et sur le chameau en rut, mais distingue soigneusement rov et présomption tirée d’un comportement. Une michna sur des semences qui n’ont pas poussé met en difficulté Rav, puis une baraita précise le désaccord entre Tanna qamma, Rabbi Yosei et « ils lui dirent ». Le daf traite enfin de l’étendue de la réparation due, de cas d’artisans fautifs, de coutumes de Jérusalem, puis ouvre une nouvelle michna sur les défauts admis dans une vente.

Rov et litiges monétairesSafek et partageVente défectueuseResponsabilité contractuelle et professionnelleUsages commerciaux et défauts tolérés

Les points à retenir

  • Les objections contre Rav sont souvent rejetées parce qu’elles ne portent pas vraiment sur un rov monétaire, mais sur un cas de certitude générale ou de safek partagé.
  • La Guemara distingue un rov statistique d’une présomption fondée sur le comportement concret d’un animal; cette différence empêche d’aligner simplement Rav et Shmuel sur les tannaim.
  • Pour des semences qui ne lèvent pas, la discussion porte à la fois sur l’existence d’un mekaḥ ta'ut et sur le type de majorité pertinent : nombre d’acheteurs ou volume total vendu.
  • Quand une responsabilité est admise, le daf examine si l’on rembourse seulement l’objet perdu, ou aussi les frais engagés, voire la honte causée dans certains cas d’artisans fautifs.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.