Résumé public du daf
Daf 94Baba Batra
Le daf poursuit la question de la marchandise vendue avec des éléments mêlés. À partir d’un cas où l’on retire un caillou d’un lot, la Guemara déduit qu’un acheteur accepte une certaine part d’impuretés, puis examine si la terre est tolérée comme d’autres mélanges, en relevant le cas particulier des lentilles, arrachées du sol. Rav Houna énonce ensuite qu’en cas de dépassement du seuil, le vendeur reprend toute l’impureté retirée. Cette règle est comprise soit comme le din strict, soit comme un kenas lié à une fraude présumée. La Guemara confronte cette thèse à la mishna de Kilayim et à l’avis de Rabbi Yossé, qui exige d’ôter tout le mélange pour éviter une apparence de semis volontaire. Elle teste encore plusieurs parallèles: dépôts contestés, billet à intérêt, puis surplus de terrain.
Les points à retenir
- La baraita ne tranche pas clairement si, pour le blé et l’orge, un quart-de-kav de terre par se’a est accepté; les lentilles sont traitées à part parce qu’elles sont tirées du sol.
- Selon Rav Houna, si l’acheteur tamise et découvre plus que la proportion tolérée, le vendeur reprend toute l’impureté, pas seulement l’excédent.
- Deux lectures de Rav Houna sont proposées: soit c’est le din strict, car l’acheteur paie pour une marchandise propre; soit c’est un kenas, car un excès d’impuretés fait soupçonner une adjonction trompeuse.
- Les comparaisons avec Kilayim, les dépôts litigieux, le shtar de ribit et l’excédent de terrain servent à tester la logique du seuil toléré, mais chaque preuve rencontre une distinction.