Résumé public du daf
Daf 103Baba Kama
Le daf s’ouvre sur l’achat d’un champ au nom d’un tiers : sans condition explicite, le vendeur n’est pas tenu de rédiger ensuite un acte au vrai acheteur ; avec condition, ou si l’acheteur a fait savoir devant témoins qu’il voulait un autre acte, il peut l’exiger. Vient ensuite l’affaire du lin de Rav Kahana, qui interroge la frontière entre vente, confiance sans qinyan formel et apparence de ribbit. La Michna traite ensuite du gazlan qui a juré faussement : il doit restituer le qeren et le ḥomesh jusqu’au propriétaire, même très loin, avec des règles précises sur l’envoi, les héritiers et le seuil de la perouta. Si l’on jure faussement sur le ḥomesh, celui-ci devient un nouveau principal. La Guemara confronte enfin la Michna aux avis de Rabbi Tarfon et Rabbi Akiva, multiplie les objections, puis la rattache à Rabbi Tarfon pour le cas spécifique du faux serment.
Les points à retenir
- Acheter un bien au nom d’un autre ne permet pas d’exiger automatiquement un second acte : tout dépend de ce qui a été stipulé ou rendu explicite devant le vendeur.
- Dans l’affaire du lin, la Guemara distingue entre propriété acquise, confiance sans acte de qinyan et simple apparence de ribbit.
- Pour un vol accompagné d’un faux serment, l’obligation de restitution est renforcée : il faut faire parvenir le qeren et, selon les cas, le ḥomesh jusqu’au véritable ayant droit.
- Le ḥomesh sur lequel on jure faussement prend lui-même statut de principal, ce qui peut entraîner une chaîne de nouveaux ḥomeshim jusqu’au seuil inférieur à une perouta.