Résumé public du daf
Daf 104Baba Kama
Le daf ouvre en expliquant pourquoi, selon Rava, la mishna peut convenir à la fois à Rabbi Tarfon et à Rabbi Akiva : quand le voleur connaît la victime et reconnaît sa dette, l’argent peut être considéré comme un dépôt laissé chez lui ; mais s’il a prêté un faux serment, son expiation n’est complète que lorsque l’argent parvient réellement à la victime. La discussion passe ensuite au statut du shaliaḥ nommé pour recevoir un paiement : Rav Ḥisda le reconnaît s’il a été nommé devant témoins, tandis que Rabba conteste. La Guemara confronte cette thèse à plusieurs mishnayot, distingue l’ouvrier habituel du véritable mandataire, puis traite du shaliaḥ beit din. Sur 104b, elle examine l’envoi d’argent au moyen d’un signe écrit (deyokani), raconte les cas de Rabbi Abba et de Rav Pappa, puis analyse le ḥomesh : il apparaît comme une dette pécuniaire dans certains cas, mais la responsabilité des héritiers dépend de distinctions précises.
Les points à retenir
- Selon Rava, sans faux serment, l’argent reconnu par le voleur peut rester chez lui comme un dépôt implicite ; avec faux serment, il doit parvenir à la victime pour permettre l’expiation.
- La mahloket entre Rav Ḥisda et Rabba porte sur la force juridique d’un mandataire nommé devant témoins pour recevoir un paiement.
- La mishna accorde un statut fort au shaliaḥ beit din, plus net que celui d’un simple mandataire privé, car son efficacité ne dépend pas des mêmes conditions de nomination.
- Le ḥomesh est traité comme une obligation monétaire dans plusieurs passages, mais la question de savoir si les héritiers le paient dépend notamment de l’aveu, de l’existence du bien volé et des biens fonciers hérités.