Résumé public du daf
Daf 105Baba Kama
Le daf s’ouvre sur l’héritier qui nie par serment un objet volé par son père puis avoue : la Guemara cherche pourquoi il ne paie que le principal, soit parce qu’on ne paie pas le ‘homesh sur une dette déjà grevée d’un lien, soit parce que l’objet existait encore mais n’était pas en sa possession consciente. Elle examine ensuite la restitution d’un reliquat inférieur à une perouta, en distinguant selon que l’objet volé est encore intact ou non, puis les cas limites de Rava sur des fagots, où l’absence de « mesure » suffisante dispense parfois sans accomplir vraiment la mitsva. Cette logique est comparée au nazir qui n’a pas entièrement rasé sa tête et au tonneau de terre cuite partiellement rebouché. Sur 105b, la Guemara étudie le faux serment sur du ‘hamets après Pessa‘h, les aveux partiels d’un voleur, le faux serment de témoignage, puis le statut du chomer qui nie un dépôt.
Les points à retenir
- Un héritier qui jure à tort au sujet du vol de son père peut devoir le principal sans le ‘homesh, selon la nature exacte de la créance et de la possession.
- Pour un reste inférieur à une perouta, l’existence matérielle de l’objet et sa forme intacte comptent : une dispense de paiement ne signifie pas toujours accomplissement de la restitution.
- Rava compare plusieurs cas où une action commencée mais laissée sous le seuil requis ne vaut pas achèvement : restitution incomplète, rasage du nazir, fermeture partielle d’un trou.
- Le faux serment est qualifié comme portant sur une affaire d’argent même quand l’objet existe encore, si la déclaration permettait d’échapper à une responsabilité pécuniaire potentielle.