Résumé public du daf
Daf 106Baba Kama
Le daf poursuit l’analyse du shomer qui nie un dépôt. La Guemara distingue d’abord entre déni simple et serment : selon le contexte, le déni peut déjà faire basculer sa responsabilité, tandis qu’Ilfa peut parler d’un cas où l’objet n’est pas réellement sous sa main. Vient ensuite l’enseignement de Rav, transmis par Rav Houna : après un faux serment, il n’y aurait plus de restitution monétaire. Cette thèse est longuement discutée à partir de mishnayot et de baraitot, avec des distinctions entre prêt et dépôt, serment au beit din ou hors beit din, serment imposé ou anticipé, aveu ou témoignage. Sur 106b, Rabbi Yoḥanan enseigne que le to’en ta‘anat ganav paie kefel, voire quatre ou cinq s’il a abattu ou vendu. Le daf étend aussi le kefel à l’aveida et s’achève sur une condition déduite de « zeh ».
Les points à retenir
- Le statut du gardien change selon que l’objet est sous sa main, que le déni soit accompagné d’un serment, et selon la nature précise de la revendication.
- L’enseignement de Rav sur l’exemption de restitution après serment est fortement limité par la Guemara au moyen de distinctions procédurales et de cas précis.
- Rabbi Yoḥanan assimile en partie le to’en ta‘anat ganav au ganav lui-même : il paie kefel, et dans certains cas arba‘a vaḥamisha.
- Le daf compare dépôt, prêt et aveida, puis traite aussi du cas d’un dépôt confié par un mineur et de la lecture du verset « zeh ».