Résumé public du daf
Daf 107Baba Kama
Le daf commence par déplacer la halakha de « zeh » : l’obligation de serment pour modeh be-miqtsat est rattachée au prêt, non au dépôt. Selon Rabba, celui qui doit de l’argent n’ose pas nier totalement devant son créancier, qui lui a rendu service ; il admet donc partiellement pour gagner du temps, d’où le serment. Ce raisonnement ne vaut pas pour un dépôt, où le gardien peut nier plus frontalement. La Guemara rapporte ensuite l’enseignement de Rami bar Ḥama : les quatre shomrim n’entrent dans ce cadre de serment qu’en cas de dénégation partielle et d’aveu partiel, avec des dérivations scripturaires distinctes. Le daf examine enfin le cas du shomer ḥinam qui prétend faussement au vol : lien entre kefel, sheliḥut yad, effets du premier serment, débat entre Rabbi Yoḥanan, Rav Sheshet et Rav Naḥman, puis ouverture d’un doute sur le rapport entre kefel et ḥomesh.
Les points à retenir
- Selon Rabba, le serment de modeh be-miqtsat dans un prêt repose sur la présomption qu’on n’ose pas nier totalement devant un créancier.
- Pour un dépôt, cette présomption ne s’applique pas de la même manière, car le déposant n’a pas « fait une faveur » comparable à un prêteur.
- Rami bar Ḥama étend la règle aux quatre shomrim à partir de sources différentes : « zeh », gezerah shavah de « yiten », et le vav de « vekhi ».
- Le daf met en tension plusieurs lectures du faux serment du shomer : quand y a-t-il kefel, quel est l’effet de la sheliḥut yad, et que produit un premier serment mensonger sur les serments suivants ?