Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 109Baba Kama

Le daf s’ouvre sur le cas d’un père qui interdit à son fils tout profit de ses biens « de son vivant et après sa mort » : le fils n’hérite pas directement, mais cède sa part à ses propres fils ou à ses frères, et, s’il est démuni, il emprunte puis les créanciers se remboursent sur cette part. La Guemara examine ensuite le voleur qui a dérobé son père : peut-il se « pardonner » la dette s’il est héritier ? Rabbi Yoḥanan relie la question à la mahloket entre Rabbi Yossi HaGelili et Rabbi Akiva, à partir du cas du ger décédé sans héritiers. Rav Chéchet et Rava redéfinissent ensuite la portée exacte du pardon. Sur 109b, Rava précise quand l’argent du gezel ha-ger passe aux kohanim. Le daf traite aussi du cas d’une guiyoret, du partage entre kohanim de la michmar, et des droits d’un kohen sur ses propres korbanot.

Héritage sous interdit de profitGezeila et restitutionMeḥila : pardon de la detteGezel ha-gerDroits et parts des kohanimLecture des versets et distinctions juridiques

Les points à retenir

  • Si l’interdit de profit vaut aussi après la mort du père, le fils ne reçoit pas l’héritage pour lui-même ; il doit faire passer sa part à d’autres ayants droit, ou passer par un emprunt si nécessaire.
  • Le cœur de la sougya est la distinction entre pardonner une dette de gezeila à autrui et se la pardonner à soi-même ; c’est là que se joue la lecture de Rabbi Yossi HaGelili et de Rabbi Akiva.
  • Dans le gezel ha-ger, le moment de l’aveu est décisif : selon l’analyse de Rava, si l’aveu vient après la mort du ger, le principal et le ‘ḥomesh’ sont déjà passés au domaine divin puis aux kohanim.
  • L’argent dû pour un ger sans héritiers va aux kohanim de la michmar de service, et même un kohen concerné personnellement ne peut pas simplement le garder pour lui seul.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.