Résumé public du daf
Daf 24Baba Kama
Le daf s’ouvre sur la discussion entre Rabbi Meïr et les Ḥakhamim : peut-on déduire par qal va-ḥomer qu’un bœuf devient mu’ad si ses coups sont rapprochés, puisque des coups espacés suffisent ? La comparaison avec la zava est repoussée par une lecture précise des versets sur zav et zava. La Guemara revient ensuite aux critères du bœuf mu’ad et de son retour à l’état de tam, puis examine si les « trois jours » servent à établir le statut de l’animal ou à avertir son propriétaire. Une baraita sur trois groupes de témoins et les edim zomemim éclaire ce point. Le daf traite ensuite du chien excité contre quelqu’un et du principe de comportement déviant. Enfin, la michna ouvre le débat entre Rabbi Tarfon et les Ḥakhamim sur la neziqa de qeren dans le reshout hanizak et sur la règle de dayo.
Les points à retenir
- La preuve tirée de la zava ne renverse pas l’argument de Rabbi Meïr, car la Torah distingue le zav par le nombre d’écoulements et la zava par le nombre de jours.
- Rabbi Yossé et Rabbi Chim‘on répartissent différemment les critères du passage à mu’ad et du retour à tam, chacun combinant des éléments des avis antérieurs.
- Le cas de trois groupes de témoins pose la question décisive : les trois jours servent-ils à définir le bœuf comme mu’ad ou à mettre en garde le propriétaire ?
- La michna conclut le daf en opposant Rabbi Tarfon, qui étend la rigueur de qeren dans le reshout hanizak, aux Ḥakhamim, qui limitent cette déduction par la règle de dayo.