Résumé public du daf
Daf 27Baba Kama
Le daf poursuit d’abord des cas où plusieurs causes se combinent dans une mort : enfant jeté d’un toit puis encorné, et question du kofer selon qu’on évalue la victime ou l’auteur du dommage. Rabba enchaîne avec des cas de chute : rapport sexuel sans aucune intention, absence de qinyan de yibbum, puis distinction entre nezek et les autres indemnisations, surtout boshet, qui exige une intention minimale. Il traite aussi du charbon posé sur le cœur ou sur un vêtement, et distingue encore entre le corps d’un esclave kena‘ani et un bœuf. La mishna sur le kad dans le domaine public ouvre ensuite deux discussions : l’équivalence lexicale entre kad et ḥavit en matière commerciale, puis les raisons de l’exemption de celui qui trébuche. Le daf se clôt sur le débat : un homme peut-il se faire justice lui-même ?
Les points à retenir
- Le daf distingue fortement entre dommage causé, négligence et intention : pour boshet, l’intention compte de manière décisive.
- Quand plusieurs causes mènent à la mort, la responsabilité peut dépendre soit de l’acte qui rapproche la mort, soit du mode d’évaluation du kofer.
- Kad et ḥavit sont employés de manière interchangeable dans les mishnayot ; en matière d’argent, cette ambiguïté ne se tranche pas simplement par la majorité des usages.
- Dans le cas du puits partagé, Rav Naḥman affirme qu’en situation de perte immédiate, même tous reconnaissent qu’on peut agir soi-même pour empêcher le préjudice.