Résumé public du daf
Daf 38Baba Kama
Le daf s’ouvre sur l’asymétrie de la michna : si le shor d’un Juif encorne celui d’un non-Juif, il est exempt, tandis qu’un non-Juif paie plein dommage envers un Juif. La Guemara juge cette règle difficile et la rattache à deux derashot sur « vayyatter goyim » et « meHar Paran », en lien avec les sept mitsvot de Noaḥ. Elle examine ensuite deux lectures : l’exil des nations (Rav Mattana) ou la diminution de leur récompense (Rav Yosef), tout en précisant qu’un non-Juif qui accomplit une mitsva reçoit bien une récompense, mais moindre que le metsuveh ve’oseh. Un récit rapporte des officiers romains impressionnés par la Torah sauf sur cette loi. Puis viennent Oulla, Ruth et Naama, la récompense du langage pudique des filles de Lot, et la promptitude dans la mitsva. Enfin, le daf traite du statut du Kouti selon les Tannaïm, la lecture de Rabbi Meïr, la réponse de Rabbi Abbahou et l’objection de Rabbi Zeira.
Les points à retenir
- La distinction entre dommages causés à un non-Juif et dommages subis d’un non-Juif est présentée comme textuellement difficile et demande une justification par derasha.
- Les versets de ‘Habakouk et de Devarim servent soit à parler de l’exil des nations, soit du fait que leur récompense n’est plus celle d’un être commandé.
- Le daf affirme qu’un non-Juif qui accomplit ou étudie ce qui le concerne n’est pas sans récompense ; la différence porte sur le statut de metsuveh ve’oseh.
- À propos des Koutim, Rabbi Meïr les traite ici comme des non-Juifs pour les dommages, tandis que Rabbi Abbahou explique cette sévérité par une amende destinée à éviter l’assimilation.