Résumé public du daf
Daf 54Baba Kama
Le daf commence par l’exégèse du verset du bor : le “ou” entre “shor” et “ḥamor”, puis les lectures de type kelal ouperat oukelal, pour savoir quels êtres sont inclus ou exclus de la responsabilité : autres bêtes, oiseaux, kelim et adam. Plusieurs tentatives sont discutées — “vehamet yihye lo”, “kesef yashiv li-v’alav” — jusqu’aux exclusions spécifiques de l’homme et, selon les avis, des ustensiles. La mishna sur le “shor ḥeresh, shoteh ou katan” est ensuite clarifiée : Rabbi Yoḥanan l’entend comme un animal déficient, et Rava conclut qu’un bœuf ordinaire tombé le jour exonère le propriétaire du bor, car il devait regarder. Enfin, une nouvelle mishna étend à tous les animaux, bêtes sauvages et oiseaux, plusieurs lois écrites sur “shor” ou “ḥamor”, grâce à des ribbouyim et gezerot shavot, surtout à partir de Shabbat.
Les points à retenir
- Dans la sougya du bor, la Guemara teste plusieurs bases textuelles pour définir le champ de la responsabilité : animaux en général, oiseaux, personnes et ustensiles.
- Rabbi Yoḥanan comprend “shor ḥeresh, shoteh ou katan” comme un bœuf lui-même déficient ; Rava conclut qu’un bœuf ordinaire tombé de jour exonère, car il aurait dû voir le trou.
- La mishna enseigne que des lois formulées avec “shor” ou “ḥamor” valent aussi pour d’autres animaux, y compris ḥayya et of.
- Le daf mobilise plusieurs outils d’exégèse : kelal ouperat oukelal, ribbouy, gezerah shavah, et comparaison entre les deux versions des Dix Commandements.