Résumé public du daf
Daf 65Baba Kama
Le daf ouvre par une dérivation de « himmatze timmatze » : le kefel s’applique quel que soit l’endroit où l’objet volé est retrouvé, et même sans serment. Puis la Guemara examine l’avis de Rav : le keren est évalué selon le moment du vol, tandis que le kefel et les paiements de quatre ou cinq suivent le moment du procès. Deux baraitot apparemment contraires sont repoussées en distinguant variation de prix et altération physique de l’animal. Une baraita sur le shomer qui a menti sous serment apporte un appui, avant que 65b n’analyse le lien entre kefel, ḥomesh et asham, y compris le cas de serments répétés. Enfin, le daf traite du shinouï de l’objet volé : croissance d’un agneau en bélier, changement de nom, puis débat entre Rabbi Ile’a, Rabbi Ḥanina, Beit Shammai et Beit Hillel sur l’effet juridique d’une transformation.
Les points à retenir
- La répétition modifiée de « himmatze timmatze » sert à apprendre deux règles : le kefel vaut dans tout lieu où l’objet est retrouvé, et il ne dépend pas nécessairement d’un serment.
- Selon Rav, on distingue le keren, fixé au moment du vol, des paiements pénaux, fixés au moment du procès ; la Guemara limite toutefois cette règle face à certains changements physiques de l’animal.
- Dans le cas du shomer qui a juré à faux, le daf discute quand il faut ajouter un ḥomesh et quand il faut apporter un asham, avec une mahloket entre Rabbi Ya‘akov, les Ḥakhamim et Rabbi Shimon ben Yoḥai.
- La fin du daf explore si une transformation de l’objet volé fait acquérir l’objet au voleur : croissance naturelle, changement de nom, et parallèle avec l’« etnan zona » transformé en farine, huile ou vin.