Résumé public du daf
Daf 67Baba Kama
Le daf examine d’abord si un shinouï ha-shem permet au voleur d’acquérir l’objet volé. Rav Yossef affirme qu’une poutre intégrée à une maison garde encore son nom, tandis que Rabbi Zeira distingue un changement réversible d’un changement définitif. Le cas du tronc creusé pour amener l’eau à un mikvé précise qu’en matière d’eau puisée, règle rabbinique, on est plus souple quand l’objet n’a jamais eu statut de keli à l’état détaché. La Guemara discute ensuite du rôle du ye’ush et du shinouï à propos de héqdech, terouma et ma‘asser, puis des versets sur la restitution et les sacrifices pour savoir si le voleur acquiert. Sur 67b, elle montre, par une lecture serrée du verset, que le paiement quadruple ou quintuple ne vise que le shor et le seh, puis ouvre un débat sur celui qui vole un objet déjà volé.
Les points à retenir
- Une poutre fixée dans une maison n’est pas forcément un vrai shinouï ha-shem : soit elle garde son nom, soit le changement reste réversible.
- Pour le mikvé, la différence entre « creuser puis fixer » et « fixer puis creuser » dépend du statut de keli au moment où l’objet était détaché.
- Le ye’ush seul est fortement contesté comme mode d’acquisition du voleur, notamment dans les cas de sacrifice et de consécration.
- Le paiement de quatre ou cinq fois est limité au bœuf et au mouton par l’analyse précise de la répétition des termes du verset.