Résumé public du daf
Daf 86Baba Kama
Le daf s’ouvre sur le doute de Rabba : lorsqu’un membre est atteint mais doit guérir, paie-t-on seulement le shevet ou aussi un nezek évalué comme baisse de valeur ? La Guemara teste plusieurs cas concernant un fils qui atteint son père sans ḥavoura visible : la surdité est rejetée, puis viennent le rasage et l’agent dépilatoire, avec le détail des cinq indemnités. Elle rapporte ensuite la mahloket d’Abaye et Rava sur une main paralysée puis guérie, puis sur la main coupée d’un eved ivri. Le daf passe alors au boshet : comment l’évaluer, et selon quels Tannaïm lire la Mishna. Sur 86b, la Mishna traite du nu, de l’aveugle et du dormeur ; la Guemara précise ces cas, examine le boshet d’un dormeur mort avant réveil, puis discute longuement du statut de l’aveugle selon Rabbi Yehouda et Rabbi Meir.
Les points à retenir
- Le doute central de 86a porte sur une atteinte réversible : faut-il évaluer un nezek de “grande perte” ou seulement le shevet pendant les jours d’inactivité ?
- Le cas d’un père rendu sourd ne prouve pas l’absence de ḥavoura, car la Guemara suppose une blessure interne, même sans marque extérieure.
- Pour le boshet, l’intention spécifique d’humilier est décisive : celui qui tombe du toit paie le dommage mais non le boshet.
- Le mineur n’est pas traité uniformément : s’il a l’âge de ressentir la honte, il peut recevoir un paiement de boshet ; l’aveugle, lui, fait l’objet d’une discussion particulière, surtout selon Rabbi Yehouda.