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Résumé public du daf

Daf 87Baba Kama

Le daf s’ouvre sur l’opinion de Rabbi Yehouda : l’aveugle est exempt des jugements civils de la Torah, puis, par extension, des mitsvot elles-mêmes. Rav Yossef, lui-même aveugle, raconte comment sa joie dépendait d’abord de cette exemption, puis change après l’enseignement de Rabbi Ḥanina : celui qui est commandé et accomplit est plus grand. La michna compare ensuite l’homme qui blesse au taureau qui blesse : l’homme paie les cinq indemnités, et parfois aussi les fœtus, tandis que le taureau ne paie que le dommage. Elle détaille aussi les cas des parents, de Yom Kippour, de Shabbat, des esclaves, de la femme mariée et des mineurs. La guemara examine enfin à qui revient l’indemnité lorsqu’on blesse la fille mineure d’autrui : Rav limite le droit du père aux profits de sa jeunesse, avec de longues distinctions sur le shevet, la dépendance économique et la “segulla”.

Statut juridique de l’aveugleValeur du commandement et de l’accomplissementLes cinq indemnités de blessureDifférence entre dommage humain et dommage animalDroits économiques du père sur ses enfants mineursTension entre atteinte corporelle et profits familiaux

Les points à retenir

  • Selon Rabbi Yehouda, l’aveugle n’est pas soumis aux dinim et, pour cette raison, il l’exempte aussi des mitsvot ; Rav Yossef réévalue cette idée à la lumière du principe : plus grand est celui qui agit parce qu’il est commandé.
  • La michna oppose adam hamazzik et shor hamazzik : l’homme paie nezek, tza'ar, ripouy, shevet et boshet, et en cas de fausse couche paie aussi les vladot ; le propriétaire du taureau ne paie que le nezek.
  • Quand un acte relève d’une peine capitale prononcée par le tribunal, comme frapper ses parents avec ḥaboura ou blesser pendant Shabbat, il n’y a pas en plus les cinq paiements ; en revanche Yom Kippour et un coup sans ḥaboura restent dans le champ monétaire.
  • Pour la fille mineure d’autrui, Rav distingue : le père n’a pas droit à l’indemnité de la blessure elle-même, mais il reçoit au moins la perte de travail qui lui revient économiquement ; les baraitot sont harmonisées par les notions de dépendance au père, surplus et père ‘pointilleux’.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.