Résumé public du daf
Daf 89Baba Kama
Le daf part du cas de `edim zomemim` qui ont voulu faire perdre à une femme le recouvrement de sa ketouba : ils ne paient pas toute la somme, mais la `tovat hana'a`, c’est-à-dire la valeur marchande de ce droit aléatoire. La Guemara examine alors le lien avec la takkanat Usha et avec l’héritage du mari. Abayé, Rav Shalman et Rava précisent ensuite à qui revient l’argent de cette vente et si le mari en perçoit les profits. La discussion revient à la michna sur la femme mariée qui a causé un dommage et semble ne pas pouvoir payer : pourquoi ne pas lui faire vendre sa ketouba ? Plusieurs pistes sont proposées puis repoussées, jusqu’à la crainte qu’elle remette ensuite la créance à son mari (`mehila`). Sur 89b, la Guemara affine ce point à propos d’un dommage causé au mari, puis aborde la clause d’héritage des fils mâles et, enfin, la takkanat Usha à partir du cas des esclaves.
Les points à retenir
- La `tovat hana'a` de la ketouba est une estimation : combien un acheteur paierait pour un droit qui ne vaudra pleinement que si la femme est divorcée ou veuve avant de mourir.
- Même sans preuve décisive de la takkanat Usha, Abayé distingue entre différents biens de la femme : certains restent hors de sa pleine capacité de vente, ce qui maintient l’enjeu de l’héritage du mari.
- Rava affirme que l’argent obtenu par la vente de cette `tovat hana'a` revient à la femme seule, et que le mari ne perçoit pas non plus les profits issus de cet argent.
- La Guemara refuse finalement d’obliger la femme à vendre la `tovat hana'a` de sa ketouba pour payer un dommage, surtout parce qu’elle pourrait ensuite faire `mehila` de la créance à son mari, causant une perte certaine à l’acheteur.