Résumé public du daf
Daf 91Baba Kama
Le daf s’ouvre sur le cas du shor qui a tué : si son propriétaire a fui après que le témoignage a été reçu, on peut parfois traiter d’abord le dommage, payé grâce à la location de l’animal pour le labour ; mais pour un shor tam, ces gains ne sont pas considérés comme la valeur même du bœuf. La Guemara examine ensuite l’omdena en matière de nezek : non l’évaluation de la durée de guérison, évidente, mais celle de la capacité de l’objet à produire le dommage ; la preuve décisive vient de Shimon HaTimni. Puis viennent plusieurs précisions sur la boshet : crachat, humiliation verbale, statut des pauvres selon Rabbi Akiva, et délai de paiement. Enfin, le daf traite de l’atteinte à soi, de la perte d’une mitsva quand un autre agit à votre place, et de l’interdit de couper un arbre fruitier.
Les points à retenir
- Quand le propriétaire du bœuf s’enfuit, les dommages peuvent, dans certains cas, être payés par les revenus du labour ; mais cela ne vaut pas pour un shor tam, car ces revenus sont assimilés au patrimoine du maître et non au corps du bœuf.
- La Guemara conclut qu’il existe une omdena aussi pour le dommage : on évalue si l’objet utilisé était apte à causer ce type de blessure.
- Pour la boshet, le daf distingue entre atteinte corporelle, humiliation, et simple parole : le crachat n’oblige que s’il atteint la personne elle-même, et l’humiliation verbale seule n’entraîne pas de paiement humain dans la sugya.
- La fin du daf relie plusieurs thèmes de responsabilité : l’atteinte à soi fait l’objet d’une tension tannaitique, empêcher autrui d’accomplir une mitsva peut donner lieu à indemnisation, et couper un arbre fruitier relève de bal tashḥit sauf circonstances particulières.