Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 115Baba Metsia

Le daf reprend d’abord la logique du mashkon rendu puis repris : cette reprise protège la dette contre l’annulation de la shevi'it et empêche que l’objet ne devienne un bien mobilier détenu par les enfants du débiteur. Une reformulation de la baraita permet de la concilier avec Rabbi Yoḥanan. Puis la Guemara précise l’interdit d’entrer dans la maison du débiteur : il vise l’emprunteur, non l’arev, et distingue aussi dette salariale et dette transformée en prêt. La michna interdit ensuite de prendre un gage à une veuve; Rabbi Yehuda et Rabbi Shimon discutent du cas de la veuve riche, ce qui mène à une analyse de ta'amei de-kra à propos du roi et de ses femmes. Enfin, le daf traite des meules et des objets d’okhel nefesh : Rav Huna et Rav Yehuda débattent du cumul des malkot, puis la Guemara compare ce débat au Korban Pessaḥ mangé cru ou cuit.

Le gage (mashkon) et sa restitutionAnnulation des dettes par la shevi'itLecture du motif du verset (ta'am de-kra)Cumul d'interdits et malkotProtection de la dignité du débiteur

Les points à retenir

  • Reprendre un mashkon après l’avoir restitué sert à maintenir la force de la créance face à la shevi'it et face aux héritiers du débiteur.
  • Le verset interdisant d’entrer dans la maison du débiteur ne s’applique pas de la même manière à l’arev ni à une dette salariale qui n’a pas été transformée en prêt.
  • Pour la veuve, Rabbi Yehuda interdit tout gage, tandis que Rabbi Shimon distingue entre veuve pauvre et veuve riche à cause du risque de va-et-vient et de soupçon.
  • Prendre une meule ou un ustensile servant à préparer la nourriture soulève la question du cumul des lavim et donc du nombre de malkot.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.