Résumé public du daf
Daf 119Baba Metsia
Le daf rapproche d’abord la discussion précédente d’une baraita sur la ‘orla. Si un arbre repousse à partir d’un ancien arbre, Rabbi Meïr impose de recompter la ‘orla dans tous les cas, tandis que Rabbi Yehouda distingue entre une repousse du tronc, assimilée à l’ancien arbre, et une repousse des racines, considérée comme nouvelle. La Guemara explique pourquoi il fallait enseigner les deux débats parallèles : sans cela, on aurait pu limiter chaque avis soit au domaine monétaire, soit au domaine des interdits. Elle revient ensuite à l’avis de Rabbi Shimon sur les légumes poussant entre un jardin supérieur et un jardin inférieur : ce que le propriétaire du haut peut prendre normalement lui appartient. L’école de Rabbi Yannai exclut tout effort forcé. Un doute sur feuilles et racines reste en teiku. Enfin, Reish Lakish tranche comme Rabbi Shimon, et le roi Shapur approuve cette solution.
Les points à retenir
- Dans la baraita sur la ‘orla, Rabbi Meïr ne distingue pas entre tronc et racines, alors que Rabbi Yehouda exonère la repousse issue du tronc et oblige celle qui vient des racines.
- La Guemara insiste sur la nécessité d’enseigner deux litiges analogues, afin d’éviter de croire qu’un avis ne vaut que pour le mamon ou seulement pour l’issour.
- Selon Rabbi Shimon, les légumes accessibles au propriétaire du jardin supérieur lui reviennent, mais seulement s’il les atteint sans se forcer, d’après l’école de Rabbi Yannai.
- Le cas où l’on atteint les feuilles sans les racines, ou l’inverse, n’est pas résolu ; malgré cela, Reish Lakish fixe la halakha comme Rabbi Shimon dans le cas clair de la michna.