Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 3Baba Metsia

Le daf explique d’abord pourquoi la michna de « deux personnes tenant un vêtement » impose un partage avec shevu'a. Même si Sumakhos partage un bien douteux sans serment, ici les Sages ont ajouté un serment, selon Rabbi Yoḥanan, pour empêcher qu’on s’empare du vêtement d’autrui en prétendant qu’il est à soi. La Guemara compare ensuite ce cas au dépôt confondu de Rabbi Yosei et des Ḥakhamim, puis au litige entre boutiquier, ouvrier et employeur. La différence décisive est qu’ici on n’est pas certain qu’un des deux mente. Enfin, Rabbi Ḥiyya enseigne qu’un défendeur qui nie tout, mais que des témoins contredisent sur cinquante d’une créance de cent, paie cinquante et jure sur le reste. La Guemara examine longuement le qāl va-ḥomer à partir de modeh be-miqtsat, en discutant aveu, qenas, korban et témoignage.

Propriété douteuse et partageShevu'a rabbinique comme mesure de dissuasionMahloket entre Sumakhos, Rabbi Yosei et les ḤakhamimModeh be-miqtsat et psychologie du débiteur selon RabbaRapport entre aveu, témoignage et obligation de jurer

Les points à retenir

  • La shevu'a de la michna est une institution rabbinique destinée à dissuader les saisies abusives, même si l’on peut lire la michna selon Sumakhos.
  • La comparaison avec Rabbi Yosei échoue, car dans le vêtement il n’est pas certain qu’il y ait un menteur: les deux ont pu le soulever en même temps.
  • Dans l’affaire du boutiquier et de l’ouvrier, chacun jure et se fait payer par l’employeur, car chacun affirme n’avoir traité qu’avec lui.
  • Rabbi Ḥiyya oblige à payer la partie attestée par des témoins et à jurer sur le reste; la Guemara cherche le fondement exact de cette obligation par qāl va-ḥomer.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.