Résumé public du daf
Daf 4Baba Metsia
Le daf examine d’abord le fondement du din de Rabbi Ḥiyya : lorsque deux témoins confirment une partie de la dette niée, le défendeur jure sur le reste. Rav Pappa cherche la source dans le gilgul shevu'a déclenché par un ed eḥad, puis la Guemara combine modeh be-miqtsat et témoin unique, avant de discuter plusieurs objections : statut de menteur, différence entre prêt et dépôt, et question des edim zomemim. Le daf rattache ensuite la mishna de « deux saisissent un vêtement » non pas à ce premier principe, mais au débat sur hillekh : celui qui reconnaît une partie et la remet immédiatement est-il encore modeh be-miqtsat ? Rabbi Ḥiyya dit oui, Rav Sheshet non. Sur 4b, plusieurs baraitot et mishnayot testent cette mahloket : le billet de dette imprécis, le cas de meishiv aveida, puis kelim et karka, jusqu’à clarifier le rôle du shtar, du shibbud et du gilgul shevu'a.
Les points à retenir
- Rav Pappa fait dériver le raisonnement de Rabbi Ḥiyya du gilgul shevu'a lié au témoignage d’un seul témoin, puis la Guemara reformule la preuve par un dénominateur commun avec modeh be-miqtsat.
- Être contredit par deux témoins sur un prêt ne fait pas automatiquement du défendeur un menteur établi ; la Guemara distingue le prêt, où l’on peut chercher à gagner du temps, du dépôt.
- La mishna des deux qui tiennent un vêtement est finalement rapprochée du cas de hillekh : remettre aussitôt la partie reconnue n’efface pas forcément le statut d’aveu partiel selon Rabbi Ḥiyya.
- Les preuves tirées du shtar et de la mishna sur kelim et karka sont discutées et limitées par deux facteurs : le soutien particulier donné par le document et la règle selon laquelle les dettes garanties sur des terres ne suivent pas le régime ordinaire du serment.