Résumé public du daf
Daf 5Baba Metsia
Le daf examine d’abord la position de Rav Sheshet : si dire hilekh (« voici ce qui est à toi ») dispense de serment, pourquoi la Torah doit-elle exclure les terrains du modeh be-miqtsat ? La Guemara répond par le cas d’un terrain dégradé, ou d’une réclamation mêlant terrains et ustensiles. Elle tente ensuite de prouver l’avis de Rabbi Ḥiyya à partir des quatre shomrim, puis discute un contre-texte sur une dette partiellement établie par témoins et l’interprétation de « zeh hu ». Vient le récit du berger, qui mène à la limite entre serment toranique, taqqanat Rav Naḥman et impossibilité d’empiler deux décrets rabbiniques. Sur 5b, la Guemara précise la formule du serment de « deux qui tiennent un vêtement », son but dissuasif, et la distinction entre fraude monétaire, faux serment, prêt et dépôt.
Les points à retenir
- Selon Rav Sheshet, l’exclusion des terrains reste nécessaire même si la terre est en place, car il peut s’agir d’un terrain abîmé ou d’une réclamation mixte terrain/ustensiles.
- Rabbi Ḥiyya et le père de Rabbi Aptoriki lisent différemment « zeh hu » : l’un y voit le modeh be-miqtsat et l’exigence d’un aveu du même type que la réclamation, l’autre le modeh be-miqtsat et l’exemption quand seule une partie est prouvée par témoins.
- Dans l’affaire du berger, la Guemara distingue serment toranique et taqqanot rabbiniques : on ne construit pas un mécanisme rabbinique supplémentaire sur un autre mécanisme rabbinique.
- Le serment de la mishna sur le vêtement partagé est une institution des Sages pour décourager la saisie opportuniste ; il ne repose pas sur l’idée qu’un fraudeur sur l’argent est automatiquement disqualifié pour tout serment.