Résumé public du daf
Daf 50Baba Metsia
Le daf poursuit l’analyse de l’ona'a en distinguant trois zones : moins d’un sixième, exactement un sixième, et plus d’un sixième. Il commence par le cas où l’objet vaut six ma’a et est vendu cinq : le vendeur est lésé, et il peut soit annuler la vente, soit réclamer le manque à gagner. La Guemara examine ensuite deux doutes : d’abord, quand un écart inférieur au sixième est-il tenu pour accepté ; ensuite, jusqu’à quand peut-on annuler une vente lorsque l’écart dépasse le seuil. Les marchands de Lod et l’avis de Rabbi Tarfon servent de test, mais plusieurs preuves sont rejetées. Finalement, Rava ordonne la sugya : moins d’un sixième, l’acquisition tient aussitôt ; plus d’un sixième, la vente s’annule ; un sixième exact, la vente tient mais le trop-perçu est restitué, dans le délai de vérification.
Les points à retenir
- Quand le vendeur est lésé, lui aussi peut être la partie avantagée : il choisit entre annuler la vente ou maintenir la vente avec restitution de l’écart.
- La Guemara distingue soigneusement entre annulation de la vente et simple restitution de la somme d’ona'a ; ce ne sont pas les mêmes effets juridiques.
- L’épisode des marchands de Lod montre que le même avis peut sembler avantageux au départ puis devenir moins intéressant selon le délai accordé pour se rétracter.
- La fin du daf formule une synthèse attribuée à Rava et ouvre encore une distinction entre le délai du buyer et celui du seller selon Rav Naḥman.