Résumé public du daf
Daf 53Baba Metsia
Le daf part de la comparaison entre terouma/bikkourim et ma‘aser sheni : si la michna dit que certaines sévérités de la terouma ne s’appliquent pas au ma‘aser sheni, la Guemara examine surtout la question du bitoul. Une baraita précise que le ma‘aser sheni est annulé dans une simple majorité seulement dans un cas très limité : moins qu’une perouta, entré à Jérusalem puis ressorti. La Guemara teste alors plusieurs solutions de pidyon et les écarte, en distinguant notamment entre statut de-oraita et de-rabbanan. Sur 53b, elle clarifie le cas de Jérusalem : impureté, aliments achetés avec l’argent du ma‘aser, ou encore chute des murailles. Enfin, le daf traite de la valeur minimale permettant le rachat et rapporte une mahloket : faut-il une perouta dans le produit lui-même, ou dans le ḥomesh ajouté ?
Les points à retenir
- Le ma‘aser sheni n’est pas simplement un cas de bitoul ordinaire : s’il reste un davar she-yesh lo matirin, il ne devrait pas s’annuler ; la Guemara limite donc le cas d’annulation à une situation très précise.
- Plusieurs montages de pidyon sont refusés, car on ne combine pas ici ma‘aser sheni de-oraita et de-rabbanan, et l’on n’organise pas ab initio une opération risquant d’induire une confusion.
- Le passage de Jérusalem change le statut : selon les cas, il s’agit d’un ma‘aser devenu impur, d’aliments achetés avec l’argent du ma‘aser, ou d’un produit assimilé à « sorti » quand les murailles sont tombées.
- Une mahloket d’Amoraïm porte sur le seuil minimal de rachat : l’insuffisance concerne-t-elle la valeur du produit lui-même, ou celle du ḥomesh ?