Résumé public du daf
Daf 67Baba Metsia
Le daf commence par une discussion sur la mé'hila be-ta'out, le renoncement fondé sur une erreur. Rava veut contester Rav Naḥman à partir de l’ona'a, puis envisage le cas de l’ailonit ; la Guemara distingue finalement les deux : dans l’ona'a, l’acheteur ignore l’erreur au moment de vendre, tandis que l’ailonit accepte les profits du mari pour conserver le statut social d’une femme mariée. Le daf passe ensuite à une vente de champ entre proches, où une formule ambiguë de l’agent empêche une acquisition pleinement définitive ; les fruits consommés relèvent alors de l’avak ribit. La suite traite longuement de la mashkanta : effet du minhag local, différence entre adultes et orphelins mineurs, consommation des fruits avec ou sans déduction, statut du créancier, du bechor et de la shemita, nécessité éventuelle d’un qinyan et moment où le prêteur doit cesser de consommer les fruits.
Les points à retenir
- L’ona'a ne réfute pas Rav Naḥman, car il n’y a pas de mé'hila si la partie lésée ignore encore qu’elle a été lésée.
- Le cas de l’ailonit ne prouve pas non plus la thèse de Rav Naḥman : son renoncement n’est pas « par erreur », puisqu’elle recherche le nom de femme mariée.
- Dans la vente du champ entre parents, l’expression « toi et elle êtes proches » montre que le vendeur ne se dessaisit pas entièrement ; le terrain revient, mais les fruits sont traités comme avak ribit.
- Pour la mashkanta, beaucoup d’effets dépendent du minhag : possibilité d’éviction du prêteur, décompte des fruits, droits d’un autre créancier, part du bechor et effet de la shemita.