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Résumé public du daf

Daf 92Baba Metsia

Le daf s’ouvre sur deux précisions : l’ouvrier qui marche entre les rangs est assimilé à un travailleur en action, mais son droit de manger pendant le déplacement relève d’un aménagement rabbinique ; de même, l’âne chargé peut manger du chargement jusqu’au déchargement. La michna enseigne ensuite qu’un po’el peut consommer abondamment pendant son travail, même au-delà de sa paie, contre l’avis de Rabbi Elazar Ḥisma, tout en rappelant qu’on l’éduque à ne pas être glouton. La Guemara examine Rav Assi, le cas d’une seule grappe, puis l’opinion radicale d’Isi ben Yehouda. Le cœur du daf demande si l’ouvrier mange « de ce qui lui appartient » ou d’un droit accordé par le Ciel. Plusieurs preuves sont tentées puis repoussées : nazir, ma‘asser, neta revaï, erreur d’embauche, enfants et esclaves. Le passage s’achève sur une nouvelle difficulté au sujet des esclaves mineurs.

Droits alimentaires de l’ouvrierLecture des versets sur le po’elPrévention rabbinique et apparence juridiqueStatut des mineurs, enfants et esclaves dans les stipulations salariales

Les points à retenir

  • Le droit du po’el à manger pendant son travail peut dépasser la valeur de son salaire selon les Ḥakhamim, même si une retenue de conduite contre la gloutonnerie est évoquée.
  • Rav Assi affirme deux cas distincts : engagé pour une seule grappe, l’ouvrier peut manger ; et s’il n’a récolté qu’une seule grappe, il peut aussi la manger.
  • La grande question du daf est de savoir si l’ouvrier mange comme titulaire d’un bien qui devient le sien, ou comme bénéficiaire d’une autorisation spéciale de la Torah.
  • Plusieurs sources apparemment probantes sont requalifiées : certaines relèvent d’un décret préventif pour le nazir, d’autres de l’apparence d’une vente ou d’une embauche sous faux-semblant.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.