Résumé public du daf
Daf 59Bekhorot
Le daf part d’un principe attribué à Abba Elazar ben Gomel : de même que teroumat ma‘asser peut être prélevée be-omed et be-maḥshava, le ma‘asser du grain aussi, puisqu’il est appelé « terouma »; puis, par rapprochement scripturaire, le ma‘asser behema suit cette logique. Cela soutient l’idée qu’une bête peut devenir ma‘asser même sans comptage verbal complet. Rava affirme alors que si neuf bêtes ont été comptées et que la dixième reste dans l’enclos, elle se sanctifie d’elle-même. La Guemara teste plusieurs preuves, en écarte plusieurs, puis examine l’avis de Rabbi Shimon ben Yehouda au nom de Rabbi Shimon et le repousse. Ensuite, Rava énonce un second principe : un minyan ha-ra’ouï la-asara dispense déjà les bêtes comptées. Le daf le fonde sur le verset « kol asher ya‘avor taḥat ha-shevet », puis l’illustre par des baraitot et par des cas complexes de troupeaux sortant par deux ouvertures.
Les points à retenir
- Le ma‘asser behema est rapproché du ma‘asser du grain, lui-même appelé « terouma », ce qui permet de parler d’une désignation be-omed et be-maḥshava.
- Selon Rava, après le passage de neuf bêtes, la dixième peut devenir qodesh même si elle n’a pas quitté l’enclos.
- Le principe de minyan ha-ra’ouï la-asara est central : un comptage capable d’aboutir à dix peut déjà exonérer les bêtes passées, même si la séparation finale ne se réalise pas.
- Les cas du neuvième, du dixième et de l’onzième, ainsi que les scénarios à deux ouvertures ou avec quinze agneaux, servent à borner précisément la portée de ces règles.