Résumé public du daf
Daf 61Bekhorot
La sugyah commence par attribuer deux baraitot opposées à deux positions tannaitiques : selon l’une, les deux bêtes sorties ensemble comme « dixième » sont offertes ; selon l’autre, elles meurent. La Guemara tente d’identifier cette seconde vue à Rabbi Yehuda, mais la réfute en accumulant des preuves que, pour lui, le onzième appelé par erreur « dixième » n’est pas mis à mort : il est offert comme shelamim. Le Sifra confirme cette inclusion, tandis que le neuvième est exclu, car une temoura ne prend effet qu’après la sanctification de l’original. La baraita des deux bêtes est donc relue comme parlant du ma‘asser behema de nos jours, par crainte d’un incident. Enfin, la sugyah traite du shaliaḥ qui prélève le ma‘asser : débat entre Rav Pappi au nom de Rava et Rav Pappa, puis comparaison avec la terouma.
Les points à retenir
- La Guemara rejette l’idée que Rabbi Yehuda ferait mourir le onzième désigné par erreur : plusieurs sources montrent qu’il est offert comme shelamim.
- Le verset de Vayiqra 3:1, dans le Sifra, inclut le onzième appelé « dixième », mais pas le neuvième, car la logique de temoura suppose qu’il y ait déjà un original sanctifié.
- La baraita où deux bêtes doivent mourir est relue comme un cas de ma‘asser behema bizman hazeh, à cause du risque de takala si on les garde.
- Pour un shaliaḥ chargé du ma‘asser, Rav Pappi/Rava et Rav Pappa débattent de la validité d’une erreur ; la sugyah distingue ce cas de celui de la terouma, où une marge d’estimation est admise.