Résumé public du daf
Daf 115Chabat
Le daf s’ouvre sur la préparation minimale permise à la fin de Yom Kippour tombant en semaine : casser des noix, extraire des grains de grenade, ou parer des légumes seulement depuis la fin d’après-midi, afin d’apaiser l’angoisse du jeûneur. La michna passe ensuite au sauvetage des kitvei ha-qodech d’un incendie pendant Chabbat, même s’ils ne sont pas lus en public, et même s’ils sont écrits dans une autre langue. La Guemara oppose Rav Houna et Rav Ḥisda : des écrits non hébreux qu’on ne lit pas sont-ils sauvés malgré tout, par respect pour leur sainteté ? Des baraitot, puis l’épisode de la traduction d’Iyyov, éclairent cette controverse. La suite traite des bénédictions et qemeiot, qu’on ne sauve pas, des rouleaux écrits avec une encre invalide, puis du seuil de quatre-vingt-cinq lettres qui suffit à conserver le statut d’un fragment de Torah, juxtaposées ou dispersées.
Les points à retenir
- À la fin de Yom Kippour en semaine, certaines préparations alimentaires sans vraie melakha sont permises seulement depuis la fin d’après-midi, pour réduire la souffrance du jeûne.
- La michna autorise à sauver les kitvei ha-qodech d’un incendie pendant Chabbat, y compris des écrits non lus en public; la Guemara discute fortement le cas des traductions et langues étrangères.
- Rav Houna et Rav Ḥisda divergent : si un écrit sacré n’est pas lisible en pratique, son statut de sauvetage dépend-il quand même de sa qdoucha et du risque de bizayon ?
- Le daf fixe aussi un critère important pour un fragment de Torah : s’il reste de quoi former quatre-vingt-cinq lettres, comme dans « Vayehi binsoa ha-aron », il garde un statut particulier pour le sauvetage.