Résumé public du daf
Daf 38Chabat
Le daf commence par le cas d’une marmite oubliée sur le feu avant Chabbat et cuite pendant Chabbat. La Guemara explique deux lectures de la formule « et la halakha n’est pas différente » : pour Rabba et Rav Yossef, laisser la marmite n’est pas une action comme cuire; pour Rav Naḥman bar Yitsḥak, les Sages ont durci par crainte de la fraude: « j’ai oublié ». Une baraita distingue ensuite, selon Rabbi Meïr et Rabbi Yehouda, entre aliments totalement cuits ou non, et entre ce qui se détériore ou s’améliore à rester sur le feu. Le daf passe ensuite à la ḥazara, la remise d’un récipient sur la kira, avec des débats sur le fait de l’avoir gardé en main, posé au sol, ou prévu de le remettre. Enfin, il compare tanour, kira et kupaḥ, puis traite de l’œuf chauffé près d’une source de chaleur et de l’épisode des eaux de Tibériade.
Les points à retenir
- Une gezeira a été instaurée quand certains laissaient volontairement leur marmite puis prétendaient l’avoir oubliée; c’est le fond de la sévérité attribuée à Rav Naḥman bar Yitsḥak.
- Rabbi Yehouda distingue entre un mets qui « se ratatine et s’améliore » et un mets qui « se ratatine et se détériore »: cette différence structure plusieurs permissions et interdictions du daf.
- La ḥazara ne dépend pas seulement du type de feu, mais aussi de gestes précis: récipient encore en main, posé au sol, et intention initiale de le remettre.
- Le kupaḥ reçoit un statut intermédiaire entre la kira et le tanour, car sa chaleur est plus forte que celle d’une kira et plus faible que celle d’un four.