Résumé public du daf
Daf 56Chabat
Le daf relit plusieurs versets sévères sur de grandes figures bibliques. D’abord, il affirme que dire que les fils de Samuel ont vraiment fauté est une erreur : leur tort fut de ne pas imiter leur père, qui allait juger de ville en ville, et d’avoir laissé leur fonction produire des avantages matériels. Plusieurs tanaïm précisent en quoi consistait ce « gain ». Puis la Guemara soutient que David n’a pas eu de relation interdite avec Bat-Cheva : l’accusation de Nathan vise une intention mauvaise, le cas particulier d’Ouriya et le défaut de procédure. Elle introduit aussi le guet conditionnel des soldats de la maison de David. Ensuite vient l’épisode de Tsiva et Mefiboshet, avec ses conséquences spirituelles et politiques. Enfin, le daf défend Salomon et Josias tout en maintenant leur responsabilité indirecte, l’un pour n’avoir pas protesté, l’autre pour avoir réparé ses jugements de jeunesse.
Les points à retenir
- Les fils de Samuel ne sont pas présentés comme des corrupteurs au sens simple : leur faute est d’avoir cessé de se déplacer pour juger, contrairement à Samuel.
- Pour David, la Guemara distingue entre intention, statut juridique de Bat-Cheva, et responsabilité dans l’affaire d’Ouriya, qualifié de rebelle à la royauté.
- L’acceptation du propos de Tsiva au sujet de Mefiboshet est traitée comme une forme grave de qabbalat lashon hara, aux effets historiques majeurs.
- Salomon et Josias sont tous deux « défendus » par le daf, mais avec une nuance : Salomon est tenu pour responsable de n’avoir pas empêché, Josias pour avoir réparé scrupuleusement ses jugements de jeunesse.