Résumé public du daf
Daf 59Chabat
Le daf s’ouvre sur le statut d’une clochette dont on a retiré le battant : reste-t-elle un keli apte à recevoir l’impureté ? Une première série d’avis la maintient comme ustensile, soit parce qu’on peut encore la frapper sur de la terre cuite, soit parce qu’elle peut servir à faire boire un enfant. La Guemara confronte cela au principe : « tiens-toi debout et nous ferons notre travail », qui distingue un objet encore voué à son usage principal d’un objet détourné. Elle clarifie alors les attributions des avis et appuie la position de Rabbi Yoḥanan par le cas du fer du sabot d’un animal. La seconde moitié du daf passe aux parures féminines de Chabbat : « ville d’or », kelila, ceinture précieuse, katla et anneaux. Les débats portent sur la différence entre parure et fardeau, ainsi que sur la crainte qu’une femme retire son bijou pour le montrer.
Les points à retenir
- Une clochette sans battant peut encore être considérée comme un keli, mais la Guemara distingue selon que le nouvel usage est ou non du même type que l’usage initial.
- Le principe « tiens-toi debout et nous ferons notre travail » sert à exclure certains objets de l’impureté de midras lorsqu’ils ne sont pas destinés à être utilisés comme siège.
- Pour les bijoux de Chabbat, plusieurs objets sont discutés selon qu’ils sont considérés comme parure ou comme fardeau, et selon la crainte qu’on les retire pour les montrer.
- La contradiction apparente au sujet de l’anneau avec sceau est résolue par une mahloket entre Rabbi Neḥemya, qui suit le sceau, et les Ḥakhamim.