Résumé public du daf
Daf 68Chabat
Le daf commence par expliquer pourquoi la michna dit « un grand principe » (kelal gadol) à propos de Chabbat. La Guemara compare d’abord Chabbat, Shevi‘it, ma‘assrot et pe’a : soit selon l’importance d’un domaine qui comporte avot et toladot, soit selon l’étendue concrète des cas qu’il couvre. Elle détaille alors les critères de la pe’a et montre que les ma‘assrot ont un champ plus large, notamment pour les figues et les légumes. La seconde moitié revient au cas de celui qui « oublie l’essence de Chabbat ». Rav et Chmouel incluent même le tinok shenishba et le guèr converti parmi les non-Juifs dans la catégorie d’une shegaga qui entraîne un seul korban. Rabbi Yo‘hanan et Rech Lakich les considèrent au contraire comme ones. La baraita, puis le débat entre Munbaz et Rabbi Akiva, portent sur une question de fond : une faute involontaire exige-t-elle une connaissance préalable de l’interdit ?
Les points à retenir
- La formule « kelal gadol » est expliquée soit par l’importance intrinsèque du domaine, soit par la comparaison de son champ d’application avec d’autres principes.
- La pe’a ne s’applique qu’à ce qui est nourriture, gardé, pousse du sol, récolté d’un seul coup et stockable ; ces critères excluent notamment le figuier et les légumes.
- Selon Rav et Chmouel, le tinok shenishba et le guèr élevé parmi les non-Juifs ont le même statut que quelqu’un qui a su puis oublié l’ikkar Chabbat.
- Selon Rabbi Yo‘hanan et Rech Lakich, sans connaissance préalable il ne s’agit pas de shegaga mais de ones ; c’est le cœur du désaccord avec les ‘Hakhamim et avec Munbaz.