Résumé public du daf
Daf 77Chabat
Le daf commence par le shiour du vin non coupé transporté pendant Chabbat : Rava le rapporte à la quantité capable de devenir, après dilution, un kos important, tandis qu’Abayé objecte depuis la mishna sur le vin du Sharon et depuis l’idée qu’une eau absente ne peut compléter la mesure portée. La Guemara examine ensuite le vin figé, le sang de nevela et la comparaison proposée entre Rabbi Natan et Rabbi Yossi ben Rabbi Yehouda, puis la discute selon la viscosité propre du sang et du vin. Viennent ensuite plusieurs hésitations de lecture et d’orthographe, puis les shiourim du lait, du lait de femme, du blanc d’œuf, du miel et de l’huile, avec deux questions laissées sans résolution. Le second amoud s’ouvre aussi à l’aggada : remèdes, “cinq frayeurs”, questions de Rabbi Zeira à Rav Yehouda et étymologies populaires.
Les points à retenir
- Selon Rava, une petite quantité de vin brut peut être significative parce qu’elle est apte à être diluée en une coupe importante ; Abayé conteste à partir d’une autre proportion de dilution et de la notion de mesure réellement portée.
- Rav Yossef rapproche le vin figé et le sang de nevela : dans les deux cas, un revi'it liquide pourrait donner un kezayit figé ; Abayé refuse d’en faire une preuve décisive à cause de la différence entre liquide fluide et matière visqueuse.
- Pour le lait, le lait de femme, le blanc d’œuf, le miel et l’huile, la Guemara affine le shiour de hotzaa en fonction d’un usage concret : boire, pansement oculaire, plaie ou onction d’un petit membre.
- Le daf mêle halakha et aggada : rien n’est créé “pour rien”, de petits êtres effraient de grands êtres, et Rav Yehouda répond à Rabbi Zeira par des explications symboliques et des étymologies imagées.