Résumé public du daf
Daf 88Chabat
Le daf s’ouvre sur la discussion chronologique autour du mois de Sivan : une baraita de Seder Olam contredit Rabbi Yosei, mais la Guemara répond qu’elle suit les Rabbanan. Une autre baraita sur les montées et descentes de Moché semble aussi soutenir les Rabbanan; la Guemara la repousse en expliquant que le sixième jour fut pris par les préparatifs de Chabbat. Viennent ensuite des enseignements sur le don de la Torah : Israël se tient « sous la montagne », comprise comme une acceptation sous contrainte, puis Rava affirme qu’elle fut reprise volontairement à l’époque d’A’hachvéroch. Le daf développe enfin la grandeur de « na’asseh ve-nichma », les couronnes reçues puis perdues, la parole divine qui se divise en soixante-dix langues, fait sortir les âmes, les rend par la rosée, et le débat entre Moché et les anges sur la destination humaine de la Torah.
Les points à retenir
- La suguia oppose Rabbi Yosei et les Rabbanan sur la date de Roch ‘hodech Sivan et sur le rythme des jours précédant Matan Torah.
- Le verset « au bas de la montagne » est lu comme une contrainte symbolique : Dieu suspend la montagne au-dessus d’Israël, avant qu’une réacceptation volontaire n’ait lieu à l’époque d’Esther.
- Le « na’asseh ve-nichma » est présenté comme un secret angélique : il vaut à Israël des couronnes, perdues après le Veau d’or, mais promises à être rendues plus tard.
- Les paroles du Sinaï ont une portée cosmique : elles se fractionnent en soixante-dix langues, remplissent le monde de parfum, font défaillir les âmes, puis Dieu ressuscite Israël par la rosée future.