Résumé public du daf
Daf 12Chevouot
Le daf examine d’abord si l’on peut supposer un tenaï implicite du beit din sur les sacrifices publics. Plusieurs preuves sont repoussées, puis Rabbi Yoḥanan transmet une tradition : selon Rabbi Chimon, des agneaux consacrés pour le korban tamid et restés inutilisés ne sont pas rachetés sans défaut, tandis que les Ḥakhamim l’autorisent. Rabbi Chimon les affecte au kayitz ha-mizbéaḥ, mais distingue le cas d’une ḥatat publique retrouvée après remplacement : elle-même n’est pas offerte en ‘ola, par décret rabbinique de confusion. Trois sources soutiennent cette distinction. Le daf explique ensuite l’image des “figues blanches”, refuse l’usage d’un oiseau pour ces offrandes supplémentaires et expose le principe de Chmouel sur la consécration des sacrifices publics. Enfin, il dérive du verset l’expiation du bouc intérieur de Yom Kippour et clarifie la michna sur le bouc envoyé à Azazel.
Les points à retenir
- Selon Rabbi Chimon, des agneaux publics restés inutilisés à la fin de l’année servent au kayitz ha-mizbéaḥ, c’est-à-dire à des ‘olot supplémentaires lorsque l’autel ne doit pas rester inactif.
- Une ḥatat publique retrouvée après qu’une autre a déjà procuré la kappara n’est pas offerte elle-même en ‘ola : on la laisse paître jusqu’au défaut, puis sa valeur sert aux offrandes supplémentaires.
- La formule “comme des figues blanches pour l’autel” est une métaphore : ces sacrifices sont pour l’autel comme un dessert pour une personne, non une offrande de fruits.
- Le verset de Vayiqra 16:16 sert à distinguer pesha’im et ḥataot dans l’expiation de Yom Kippour, tandis que Rav Yehouda relit la répétition apparente de la michna comme une précision sur divers cas de faute.